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lundi 27 avril 2009

[Louvine] Retour à la vie normale

Enfin à Grenoble, de retour de Las Vegas. Petit bilan sur le séjour :

Avant de connaître Las Vegas, j'étais très sceptique sur le but de ce voyage pour moi. N'étant pas très casino, et n'aimant pas jouer de grosses sommes d'argent au poker, je me demandais presque pourquoi j'allais à Las Vegas. Mon chéri voulait tellement me faire connaître cette ville que je me suis laissée convaincre. Après 10 jours passés là bas, je ne regrette absolument pas d'avoir fait ce superbe voyage.

Las Vegas est une ville vraiment unique en son genre. Capitale mondiale du jeu, des casinos, du vice, Las Vegas reste une ville très intéressante à connaître. Tout y est démesuré, immense, luxueux. On mange dans des buffets somptueux de la nourriture délicieuse à volonté, on boit à l'oeil et à volonté, il y a toujours du personnel prêt à nous servir, tout est ouvert 24/24 et 7/7. On ne se rend même plus compte que la vie continue à suivre son cours en dehors du strip : on ne voit pas des enfants qui se rendent à l'école, des familles qui se promènent dans les parcs, on ne voit que des touristes en vacances, et des animations à tous les coins de rue pour leur faire passer du bon temps.

Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que lorsque j'accompagnais mes compagnons de Grenoble Poker dans les casinos sans m'asseoir à une table, je pouvais, quand je voulais, aller leur parler à leur table de CG pendant leur session. L'accès à la poker room est autorisé, et tout le monde tolère qu'une personne vienne taper la discute à un joueur. Je pouvais même prendre une chaise et m'asseoir à côté. Du coup, je pouvais aller parler à tous les joueurs de la team pendant leurs sessions, je leur apportais des nouvelles des autres et leur demandais comment ça se passait pour eux. Et puis si j'en avais marre, il était facile de ressortir du casino pour visiter un peu le strip ou faire un peu les boutiques (mais bon, les boutiques c'est vraiment pas mon truc). En tout cas, en dehors des boutiques il y a toujours des petites animations, des trucs sympa à regarder, on en a toujours plein les yeux.

La petite virée qu'on a fait avec Oliv et Dav au lac et au barrage a été vraiment sympa aussi. On se demande comment les gens font pour visiter ces endroits en plein mois de juillet ou août : nous sommes à peine en avril, et en sortant de la voiture, on avait l'impresssion qu'un sèche cheveux géant était braqué sur nous. Beaucoup de vent très chaud, on est vite déshydraté, impossible de rester bien longtemps loin de l'air climatisé de la voiture.

La sortie au Rhino reste mémorable, c'est vraiment un truc à faire, un bon délire, même si on paye beaucoup pour pas grand chose (ils ont tout compris à Las Vegas !). Mon seul commentaire sur cette soirée : Ce qui s'est passé à Las Vegas, reste à Las Vegas...

On est monté au stratosphère, il a quand même fallu sortir 14$ par personne pour pouvoir monter en haut. En se dirigeant vers l'ascenseur, un service de sécurité encore pire que celui de l'aéroport nous attendait : détecteur de métaux, il faut vider les poches, enlever la ceinture, et on est obligé de se faire photographier. Ensuite Grosse attente avant de prendre l'ascenseur. Un ascenseur qui monte très vite : 30 secondes pour faire les 275 mètre qui nous séparent du haut de la tour. On sent la puissance et la vitesse de l'ascenseur, et nos oreilles se bouchent complètement. Mais quand on arrive en haut : quelle vue !! Quelle splendeur !!! Nous y sommes allés de nuit, et on voit toutes les lumières de la ville. On peut faire le tour et admirer Las Vegas à 360°. Très bon souvenir. Puis on est sorti pour voir les manèges du haut de la tour. Ceux qui osent monter la dessus sont des tarés !!! Il ne faut pas être cardiaque. L'un des manèges fait semblant de vous propulser dans le vide, comme si vous alliez tomber de la tour pour faire une chute de 300 mètres, rien que de le regarder, j'en était malade de vertige. On aurait bien aimé manger dans le restaurant tournant du haut de la tour, mais quand on a su que c'était plus de 100$ le repas, on a préféré s'attaquer au buffet du pied de la tour à 18$.

J'ai aussi connu Fremont Street. Très belle rue, avec son écran géant qui recouvre entièrement la rue et ses shows toutes les heures. Le Golden Nuggets est un beau casino, avec la piscine aux requins, j'aurais bien aimé faire un tour dans le toboggan pour me retrouver au milieu de l'aquarium, mlaheureusement on a pas eu le temps. Ce sera pour une prochiane fois. Pendant que les autres se sont fait une session de CG dans la poker room du Golden Nuggets, je suis sortie me promener dans Fremont Street, et j'ai fait le tour des petits stands de la rue. Je n'ai pas été déçue, il y avait beaucoup d'artistes qui peignait/sculptait/gravait en direct, et c'était très beau à voir. Toutes les heures j'étais coupée dans ma promenade par le show sur l'écran géant. Par contre, à partir de 23h30, tout commence à fermer, et après le dernier show de minuit, il n'y a plus aucune attraction dans la rue. J'ai trouvé ça dommage, et je suis allé rejoindre les autres à la poker room. Heureusement ils ne voulaient plus jouer et ils sont tout de suite sortis de table.

En 10 jours, j'ai vu énormément de choses, j'en ai eu plein les yeux, j'ai beaucoup de très bons souvenirs, et ce voyage restera gravé dans ma mémoire. Je ne regrette absolument pas de m'être engagée dans cette aventure, c'est quelque chose à refaire (mais pas pour tout de suite). Je suis heureuse d'avoir connu cet univers particulier, et, même si je reste consciente que tout ça, ce n'est que de la poudre aux yeux, il faut savoir se plonger dans le rêve et profiter au maximum des atouts de Las Vegas. Le retour à la réalité est étrange, mais aussi rassurant.

lundi 20 avril 2009

[Louvine] Une vie complètement décousue

Il ne me reste plus que 3 jours à Las Vegas, et, le moins que l'on puisse dire c'est que le temps est passé très vite. Déjà une semaine que nous sommes ici : une semaine à vivre sans horaires, à un rythme complètement décousu : quand on a sommeil on dort, quand on a faim on mange, quand on veut jouer on joue, on se décale petit à petit. On dort parfois le jour parfois la nuit. On ne sait plus où on en est : quand on parle entre nous, on ne sait plus si la session dont on parle s'est produite quelques heures avant, la veille ou bien deux jours avant. On mange un gros repas de temps en temps, souvent une seule fois dans la journée, même l'appétit est complètement déréglé. Dehors, la chaleur est assommante, mais dès qu'on entre quelque part la climatisation est très forte (malgré les 32° de ces derniers jours, je sors toujours en pull et pantalon pour ne pas avoir froid dans les casinos). On marche énormément : tout est immense, gigantesque, les distances sont multipliées. On fait des kilomètres pour aller d'un casino à un autre, pour aller manger, pour aller acheter quelque chose, on marche, on marche, on marche. A la fin tout se mélange : on ne sait plus combien d'heures on a dormi, quand est-ce qu'on a mangé pour la dernière fois. La seule constante : on vit poker. En dehors des sessions, on passe nos journées à raconter les coups qu'on a joués, les décisions difficiles à prendre, les bad beats, les good beats, les joueurs adverses, les croupiers...

J'ai fait mon premier tournoi de poker au Venetian : le fameux tournoi qu'Oliv a gagné. Nous étions à la même table. Malheureusement, je suis sortie au bout d'environ deux heures et demi. Alors qu'il ne me reste plus que 6BB après un sale coup, je push , la SB qui n'a plus que 8BB surrelance à tapis avec . Il touchera sa couleur. Dommage, mais petite vengeance perso : Oliv le sortira un peu plus tard. Ce fut tout de même une belle expérience.
Puis je vais rester pendant toute la durée du tournoi à encourager Oliv et à faire des aller-retours aux tables de cash pour aller prévenir tout le monde de son avancée dans le tournoi : "c'est bientôt la bulle, il est très bon en stack", "ça y est il a passé la bulle", "bientôt la table finale, il est chipleader"... Lorsque je me tiens derrière la corde qui nous sépare de la table de poker pour le regarder jouer, les gens qui passent viennent me demander si je connais l'un des joueurs, lorsque je leur dis qu'Oliv est mon mari ils m'encouragent et me disent "bonne chance pour lui ! J'espère qu'il va gagner !!", ça fait vraiment plaisir de voir de parfaits inconnus venir nous encourager avant de repartir. Je mitraille Oliv de photos. Comme je sais que c'est interdit je ne met pas le flash. (Cependant lorsqu'Oliv a gagné le tournoi ils m'ont laissé prendre quelques photos avec flash.). Le heads up me parait durer une éternité, mais Oliv reste concentré et patient. Lors d'une pause il me dit "je le tiens complètement, je l'amène où je veux, c'est juste une question de temps". ça me rassure, je reprends patience, Oliv continue de grignoter le tapis de son adversaire, et gagne logiquement le tournoi. Enfin !!!! Grosse joie, et quand même un peu de mal à réaliser ce qui se passe.

On va prendre le taxi pour rentrer, et là, festival de nanas plus bourrées les une que les autres, de tous les âges, qui tiennent à peine debout. Elles titubent et se retiennent entre elles pour ne pas tomber. Elles portent des robes à peine plus longues qu'un t-shirt avec des décolletés jusqu'au nombril. Las Vegas, ville de tous les excès. Y'en a une qui se fera refouler par un chauffeur de taxi, elle se met à l'insulter bien comme il faut tandis que le vallet la fait monter dans un autre taxi.

A côté de ça, avec Oliv, on a pris quelques fois le bus pour aller de la villa au strip. ça n'a rien à voir avec les transports en commun français : on dirait des bus du tiers-monde, super vieux et bruyant, il faut tirer sur un câble pour demander l'arrêt, les horaires sont pourris (un bus toutes les demi heures aux heures de pointes). En plus, les prix sont très élevés. Autre chose, quand on monte dans les bus, il n'y a pas de classes moyennes : que des pauvre ou des très pauvres, pas de famille, que des gens seuls. On est loin du service public qu'on a en France. Petite anecdote : aujourd'hui sur le strip, j'ai vu un mec assis par terre qui voulait faire la manche, il était en train de se faire verbaliser par deux policiers. Si on veut que les touristes passent du bon temps, il ne faut pas qu'il voit des pauvres, ça pourrait leur baisser le moral.

Las Vegas reste, pour moi, une ville qui ne peut être agréable que pendant quelques semaines de tourisme, en effet, on se laisse vite emporter dans une vie complètement instable et sans repères. Il me reste à profiter à fond de mes trois derniers jours (il y a encore quelques belles sorties au programme) et c'est sans regret que je retrouverais ma belle vie de Grenoble.

mercredi 15 avril 2009

[louvine] Découverte d'un nouveau monde

Allez je me lance pour un premier CR de mon expérience à Las Vegas.

Pour commencer, même si j'aime beaucoup le poker, je ne suis pas du tout une habituée des casinos (il faut dire que je joue en général des parties à 2 Euros entre potes ;)). Je me suis laissée embarquer dans cette aventure par mon chéri qui, depuis son premier séjour à Las Vegas l'année dernière, ne cesse de me répéter qu'il faut à tout prix que je connaisse cette ville, que c'est un truc de dingue !!

La villa que nous avons loué est vraiment superbe, et c'est un réel plaisir d'être un petit groupe de sept (bientôt huit) pour pouvoir partager cette expérience tous ensembles.

Hier, nous avons commencé par visiter quelques uns des grands casinos du strip de Las Vegas. Le premier casino où j'ai mis les pieds à été le Paris. Dès que j'y suis entrée, j'ai été complètement plongée dans une ambiance atemporelle. Le plafond est très haut et représente un ciel bleu, la climatisation et l'aération donnent l'impression d'une légère brise en permanence. La luminosité fait vraiment penser à l'aurore ou au crépuscule. En fait, tout est fait pour qu'on perde nos repères. Les yeux s'habituent très rapidement à cette lumière tamisée qui ne fatigue pas, on s'habitue vite à cette température constante ou on n'a jamais chaud ni jamais froid, et pour peu qu'on se mette à jouer, les boissons sont gratuites et à volonté. Tout est fait pour qu'on se sente bien et qu'on oublie l'heure qu'il est. Et finalement, lorsqu'on ressort du casino on se trouve éblouit par la lumière, on a trop froid ou trop chaud, on revient dans le monde réel.
Las Vegas nous plonge dans une ambiance de luxe, de rêve, le personnel des casino est sans arrêt aux petits soins, les serveuses sont sexy et souriantes, tout est fait pour qu'on se sente bien.

Passons maintenant aux buffets que j'ai testé : celui du Paris et celui du Bellagio : pétage de bide intégral, nourriture de qualité, le tout pour un prix défiant toute concurrence. C'est bien dommage qu'on ne retrouve pas le même genre de buffet en France. Pour 16$ on se régale et on en redemande : du bacon, du saumon, des omelettes à la demande, des saucisses, des crêpes à la demande, des gauffres, des croissant, des gâteaux, des salades de fruits, des yaourts, du jus d'oranges fraichement pressées et j'en passe. Objectif : ne plus avoir faim avant la fin de la journée.

Une fois les casinos visités, pour la deuxième journée, je me suis dit qu'il faudrait que j'ose aller m'asseoir à une table de poker juste pour essayer au moins une fois. On est très loin des montants que je joue d'habitude et cela m'intimide énormément, mais bon un voyage à Las Vegas digne de ce nom passe par une session de poker. Olivier m'a emmené au MGM et on s'est assis à une table de poker (d'abord chacun à une table différente puis on a pu demander à s'asseoir à la même table lorsqu'une place s'est libérée). Je me suis stackée à 80$ sur une 1$/2$ et objectif annoncé : limiter au maximum la variance et faire la vraie serrure. Et après trois heures et demie de jeu... et bien je suis ressortie de la table avec 82$ !! 2$ de gain donc pour ma première session. J'ai jouer quelques coups, je suis un peu monté, un peu descendu, mais je n'ai pas pris de gros risques. L'objectif a été atteint, mais quelque part j'ai regretté de ne pas vraiment pouvoir jouer au poker comme j'aime : avec une vraie profondeur de tapis et une vraie bankroll.


Après cette première session, Olivier et moi avons décidé d'aller faire un tour à downtown pour aller acheter des abonnements pour les lignes de bus (parce que le taxi plusieurs fois par jour, ça revient vite cher). On s'est donc retrouvé vers le Goden Nuggets et pas très loin de Freemont Street au départ des bus qui circulent à Vegas. Et là, le changement d'ambiance a été radical : tout ce qu'on ne voit pas sur le strip, on le voit là : des sans-abris à foison, avec des sacs plastiques qui contiennent leurs affaires posés sur les bancs alentours, qui errent sans but le regard vide, des afros-américains, des latinos. On est entré dans le bâtiment des guichets mais tous les guichets étaient fermés, on se serait cru dans un abris pour les SDF, et on avait vraiment l'impression de les déranger chez eux. On est vite ressortis mais dehors on a vu les mêmes têtes, les mêmes personnes. Finalement, le seul blanc qu'on a vu était un chauffeur de bus qui nous a aidé à acheter nos abonnements et on a pu reprendre le bus pour revenir à la villa.
Ce petit tour à downtown nous rappelle que derrière les lumières scintillantes du strip, derrière les tapis rouges, les décorations imaginées par les plus grands designers, etc... toute une frange de population démunie et oubliée vit loin du rêve...

Mes premières impressions sur Las Vegas : c'est vraiment une ville à part, un monde à part. Tout y est démesuré. J'avais peur de trouver la ville quelconque, mais Las Vegas est tout sauf une ville quelconque, c'est une ville à voir et à connaître. On n'est qu'au deuxième jour, on verra bien comment se passera la suite du séjour. A suivre...